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J'ai passé une nuit, comment dire, hors du commun...
Avant de sortir rejoindre mes copains, je me suis arrêtée chez ma copine Sabine, maman célibataire d'une petite fille de dix-huit jours. Donc, je m'arrête pour voir si elle n'a besoin de rien. Et je la trouve affalée dans son lit, malade comme un chien, fiévreuse et compagnie. OK... A ses yeux suppliants et brillants de fièvre, je comprends qu'il va encore me tomber une merde sur la gueule... Bah tiens... Mais bien sûr que je veux bien lui donner son biberon... Si je veux bien rester pour le bib' de minuit? Mais évidemment! Si tu veux, je peux jeter un coup d'oeil en rentrant vers 3H... Allons-y! Jusque là pas de problème.
Non, non, vraiment pas de soucis. Il faut dire si j'avais été plus proche de Sabine pendant la grossesse, j'aurais été dans son bidou. En plus on est voisine de palier, donc ce n'est pas vraiment un dérangement. Bref... Bib' de minuit, impecc, pas de souci. Elle boit, rote puis dort. Jusque là tout va bien. Je sors donc.
Je retrouve mes copains, petite soirée pépère jusque 3h, à 3H retour au chevet du gros bébé. Tant que je suis là, je me pose deux minutes devant la télé, j'attends le prochain biberon. Comme je ne me sens pas de me coucher tout de suite, autant que ce soit d'utilité publique... Vers 3H30, elle chouine. Je me précipite sur la bête pour la faire taire. Et alors que je m'apprête à lui donner son Cacolac, elle se rendort comme une merde sur ma blanche poitrine. Je la recouche. Elle rechouine, re-dans-les-bras-à-tata, re-endormissage sauvage... Je la remets dans son pieu en lui prodiguant quelques conseils : "Je te préviens que si la prochaine fois que tu te réveilles ce n'est pas pour prendre ton biberon, je décris à ta mère, photo à l'appui les dégâts que tu as fait sur son vagin, c'est clair?"
N'empêche, ça marche puisque dix minutes plus tard, elle se réveille, réclame à boire, se pose dans mon accueillant giron et boit! Oui elle boit! D'ailleurs, elle semble affamée! Elle tire sur la tétine comme si c'était une corde à sauter (non, moi non plus je ne vois pas le rapport mais je trouvais l'association aussi jolie et poétique qu'hasardeuse). Obligée de lui arracher la tétine de la bouche à deux mains pour qu'elle fasse une pause. A un moment, elle en a tellement dans la bouche que j'ai peur qu'elle soit en train de déborder.
Finalement, elle me finit son bordel. Cool... Il est à peine quatre heures et demi du mat! Je la prends dans mes bras pour lui faire faire son rot. J'entends les petits gargouillis de son bidou, annonçant un rot hors du commun et elle me vomit alors tout dans le décoletté...Quand je dis tout, c'est 100 ml... Que du bonheur! Obligée donc de la changer, en essayant de ne pas réveiller sa mère qui de toutes façons est tellement malade qu'on pourrait lui dessiner des moustaches qu'elle ne s'en rendrait pas compte. Quant à moi, je dégouline de vomi, je m'aperçois avec délice que j'en ai dans les cheveux... Et quand on voit ma tignasse...Bonjour! J'essaie de ne pas en avaler en même temps que je me bagarre avec la petite pour lui enlever son pyjama sans lui faire manger sa gerbe. Et là, à peine rhabillée, elle re-chouine... Elle a faim...
Donc tout est à reprendre du début... Je suis au bord de me suicider en avalant le chauffe-biberon... Pour finir, il a fallu la changer après la deuxième tournée, puis attendre qu'elle s'endorme... Comme elle pignoussait chaque fois que je la mettais seule dans son plumard, il a fallu que j'attende qu'elle s'endorme dans mes bras pour être sûre qu'elle ne réveillerait pas sa mère une demie-heure plus tard. Finalement, elle s'est assoupie, les bras en croix sur ma poitrine, la tête entre mes seins de ouf! A ce moment-là, ce délicieux petit bébé ne se doutait pas que des millions d'hommes tueraient pour être à sa place...
Aujourd'hui j'ai mangé une pomme, et vous?
Suggéré par Petit Suisse.
Comme promis à Monsieur Maak, j'ai fait des crêpes!
Qui n'en veut?
HISTOIRE DE LA CREPE
Créée en 1450 avant Kuhing, la crêpe est devenue depuis un plat récurrent de la gastronomie régionale...Si on connait les blinis et autres tapas (qui ne sont autres que des crêpes) la plus célèbre demeure néanmoins la crêpe bretonne. Fine comme de la dentelle, savoureuse, moelleuse comme les joues d'un bébé non congelé, la crêpe bretonne a des fans à travers le monde!
Chaque bretonne possède sa propre recette de crêpes. Constituée à la base d'ingrédients simples (oeufs, farine, lait, sucre, beurre), chaque femelle rajoute son petit plus ou dose les ingrédients à sa convenance. Ainsi vous pourrez voir des crêpes avec six oeufs et d'autres avec un seul...mais ne comptez pas sur moi pour vous filer ma recette!!
La crêpe bretonne a ceci de particulier que l'on en redemande toutes les cinq minutes. Extrêmement connue, elle hante les rayons de supermarchés et chaque marque ou presque propose sa version. Cependant, aucune n'égale la vraie crêpe de nos mamies faites au feu de bois sur une bonne vieille galettière cramée de partout...
Commercialisée dans le monde entier comme nous l'avons dit précédemment, elle connait des variations de prix impressionnantes. Une beurre sucre délicieuse vous coûtera 1.50 euro en Bretagne, 2 euros maxi...à Paris, compter un buget de 5 euros pour une beurre sucre craquante, rance et dégueulasse...Et pourtant ça se vend!!!
Alors...déclin d'une société, drame de la mondialisation ou au contraire triomphe de la régionalisation, quoi qu'il en soit la krampouzh de nos mamies n'a pas finie de faire parler d'elle...
Et non, je donne toujours pas ma recette, je ne la transmettrais qu'à ma fille quand elle sera en âge de se taire...