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J'ai une soeur...
Une toute petite soeur...
Elle a huit ans... Voilà ce que c'est quand vos parents vous font trop tôt, vous vous retrouvez avec des frères et soeur ayant l'âge d'être vos enfants... En général, c'est assez perturbant. Vous ne savez pas trop quel rôle occuper, vous vous demandez si vous devriez conseiller très fortement à la gamine d'arrêter de crever les yeux des grenouilles et d'arracher les ailes des moustiques ou si au contraire, vous devez l'aider...
Peu à peu, vous avez compris qu'il vaut mieux que vous l'aidiez... C'est beaucoup plus sain pour un enfant de pratiquer la vivisection avec ses frères et soeurs que de les voir prendre un rôle qui ne leur ai en aucun cas dévolu.
Tout ça pour dire donc, que j'ai une petite soeur de huit ans. Une petite fille adorable, pleine de vie, rigolote, pétasse comme il se doit et qui danse la Tektonik... Voilà, le mot est dit. La petite fait de la Tektonik avec ses copines à la récré et se fait fort de me faire des démonstrations interminables dès qu'elle me voit... Aujourd'hui, je suis en mesure de vous confirmer que Lorie « chante » bien des « chansons » sur lesquelles on peut « danser » la Tektonik (Je me demande pourquoi je m'obstine à y mettre une majuscule, la peur sûrement). Je peux aussi vous certifier que même un enfant de huit ans avec des couettes provoque des sueurs froides et des tremblements quand il rentre dans une pièce avec des étoiles partout où il y a de la place en hurlant « yeah Tektonik Killer ». Et ce qui est horrible avec la Tektonik, c'est que tu ne reconnais plus ton enfant! Je vous jure! Je passais devant son école pendant la récré et je me suis dit que j'allais lui faire un coucou par la grille. Je fais donc signe à son instit' qui me dit : « Bah, vous ne voyez pas, elle est là-bas avec le gilet blindé d'étoiles ». C'est marrant, ils ont tous le même gilet, garçons et filles! Tous pareils! Même les garçons ont les mêmes coiffures que les filles! C'est scandaleux! On pourrait blâmer les parents, mais ceux-ci n'y sont pour rien. Il paraitrait que ma douce soeurette et ses copains – copines (je sais même plus le sexe de ses ami(e)s avec leurs conneries), il paraitrait donc qu'elles arrivent coiffées normalement à l'école mais que sitôt arrivées, elles s'enferment dans les toilettes pour se faire des trucs abominables...
J'ai donc profité d'un moment privilégié avec ma soeur pour parler musique avec elle ( bon ok, je faisais du baby-sitting pour dépanner mon vieux papa, je les note toutes dans un carnet et je compte bien qu'il me les paie ou me renvoie l'ascenceur quand à mon tour, je serai maman)... A huit ans, elle a atteint l'âge de raison, il est temps de lui parler des choses de la vie, non? Bref, pour commencer son éducation, j'y vais soft, très soft, presque trop... Histoire de l'amadouer un peu, je lui passe un truc d'Avril Lavigne. Elle est contente. Je suis optimiste. Quand soudain, elle s'empare de mon PC et commence à chercher d'autres musiques. Au passage, je voudrais dire à quel point je suis choquée par la faculté des enfants d'aujourd'hui à manier la technologie, quand je pense que je n'avais jamais allumé moi-même une télé avant mes quatorze ans et que depuis, j'ai oublié comment on faisait, je suis estomaqué par la faculté de ma frangine à programmer le lecteur DVD enregistreur pour enregistrer un film en pleine nuit. Je crois d'ailleurs que la prochaine fois que je partirais en voyage, je lui demanderai de faire toutes mes réservations sur Internet. Si elle pouvait aussi défragmenter et me rajouter un peu de mémoire, je ne dis pas non. Bref, je reviens à mon agneau qui fouille allégrement dans mon PC, lance des programmes que je ne connaissais pas, fais la balance-son, envoie une fusée Ariane en orbite et trouve une chanson de TTC que je garde pour les grandes occasions. Autrement dit quand je suis complètement défoncée et que je fais l'idiote avec mes copains. Je hurle à la mort pour couvrir les paroles obscènes et soudain ma soeur se lève et danse en chantant « Pute, je suis ton mac alors suce ma bite gratuite ». Le choc. Autant vous dire que nous, ses aînés n'avons pas été élevés comme ça et le pire c'est que je pense que elle non plus. Je prends note de faire un goûter surprise pour ses ami(e)s, corsé à l'héroïne. Et encore que je pense qu'ils en absorbent déjà pendant la récré.
Quoi qu'il en soit, je lui fais écouter quelques petits trucs et de fil en aiguille, très progressivement, j'arrive à lui faire écouter du Noir Désir. Et la petite aime ça! Je suis tellement fière d'elle! A huit ans, être déjà rompue aux charmes vocaux de ce groupe! Je l'imagine déjà en petite rockeuse pleurant pour avoir des cours de guitare et de batterie, hurlant les paroles dans la cour ou même en classe, revendiquant sa liberté d'expression! Je suis toute à mes fantasmes quand je rouvre les yeux pour voir ma douce petite soeur en train de danser la Tektonik sur les Ecorchés, version live...
Si y en a bien une qui commence à me les briser, c'est Princesse 101...
Elle commence à nous faire chier sévère avec ses histoires de capuccino, what else et autre connerie, alors que tout le monde sait bien que c'est le slip de Brad Pitt (Que celui qui a tout compris se présente, il est probablement l'homme de ma vie...)
Donc elle m'emmerde avec ses "tu veux un café, Marinette Jolie Que J'Aime et que J'Adore?", "Merci Princessounette Adorée...Je veux bien..." (forcément, tant d'obséquiosité prête à la même chose, si tu suis toujours cher futur mari, je crois que c'est pour la vie) Et Princesse de te servir un bon petit café, fait maison. Sauf que une fois que tu trempes tes lèvres dedans, tu es pris d'une incoercible envie de la flinguer ou de te suicider, tu hésites... En tout cas son café est immonde...
Donc non seulement elle nous pompe avec son "Princesse sait faire un bon café", alors que tout le monde sait que c'est pas vrai, mais en plus, il faut l'élire Grand-Mère de l'année ( Si tu suis toujours bel inconnu, tu peux acheter une jolie petite bague à Leclerc avec nos noms gravés à l'intérieur)...
Tout ça pour qu'elle puisse gagner sa Tassimo de merde et faire sa belle en disant : "Ouah j'ai gagné le concours photo trop d'la balle, Marie-Chantal! Ouais youpi!" Et nous le répéter comme pendant sa période Cantona... Ceux qui comprennent savent...
Mais en pesant le pour et le contre, je me dis que si elle gagne, elle va l'avoir sa Tassimo à la con et peut-être nous faire un café correct et ça nous évitera de nous taper des "Ouiiiiiiiiiiiiiii si vous aviez voté pour moi, vous auriez eu un café correct Ouiiiiiiiiiiiii c'est pas juste en plus je suis plus belle que toutes les autres et blablabla"... Donc pitié, pour ma santé mentale, celle d'Estebadia et de bien d'autres, votez!
QU'ELLE CHOPE SA TASSIMO ET ARRETE DE NOUS CASSER LES COUILLES
Y a pas à dire, ça défoule...
http://www.tassimo-bosch.fr/index.php et tu votes pour la fille qui se roule par terre contre les barreaux du balcon en rigolant et en disant "hum le café c'est délicieux..."
J'ai toujours eu du mal à commencer un texte. Que ce soit pour un papier, une note ou un roman, j'ai toujours du mal à trouver le premier mot. Même les post-its me posent parfois des problèmes... Bref, on s'en fout, vous racontez mes petites tergiversations littéraires m'a donné l'occasion de commencer sans me prendre (trop) la tête...
En parlant de tergiversations, ça ne vous arrive jamais à vous d'avoir plusieurs réponses qui vous viennent en même temps ? Moi tout le temps... Il y en a généralement trois : la normale, celle qui vous fait passer pour une personne saine de corps et d'esprit. Il y a la seconde, la drôle, celle qui comprend un jeu de mots ou une blagounette aisément compréhensible par tous. Et il y a la troisième, diabolique.
La troisième phrase, celle qu'on oserait jamais avouer. Même devant son plus fidèle ami, même devant son chien, même devant son miroir. Vous savez, cette phrase qui vous tourne dans la tête et est à l'origine de la majorité des fou-rires... Elle est parfois si dure à contenir qu'on en reste sans voix... Elle vous taraude alors comme une belle-mère... A titre d'exemple, j'étais en train de me faire plus ou moins engueuler par ma patronne l'autre jour, rien de bien méchant. Soudain, elle me pose une question sur le pourquoi du comment de ma bêtise (oui parfois, je suis bête, ça me détend ) et là, tatadam, voilà la Phrase. Impossible de me la sortir de la tête, complètement impossible. J'ai préféré être franche. J'ai donc regardé ma chef droit dans les yeux et je lui ai dit le plus honnêtement du monde avec un air totalement désarçonné : « Je suis vraiment désolée, mais je n'aurais qu'une réponse extrêmement cynique à vous fournir... ». Un éclair de confusion a traversé son esprit, j'ai commencé à flipper, me disant que j'allais réussir à me faire virer avant d'avoir démissionner et elle a explosé de rire, provoquant chez moi un soulagement tel que j'ai failli faire dans mon pantalon... Voilà pour l'anecdote...
Mais il y a aussi des moments bien pires, ceux où on ne peut pas retenir la Phrase, où elle sort toute seule, quoi qu'il arrive... Et peut faire de gros dégâts... Mon papa est un homme forcément cynique et il a eu cette phrase magnifique lors de l'enterrement d'un proche pas trop proche. Pour se remettre en contexte, il pleuvait à torrent (oui, je sais, un enterrement comme on les aime en Bretagne) et la veuve s'en plaignait vaguement, d'une voix désincarnée... Et mon papa, mon merveilleux papa, ce papa si intelligent, si brillant, à qui je ressemble tant de lâcher : « Au moins, Thierry sera pas tout seul à fertiliser les pissenlits... », le tout prononcé bien sûr avec une nonchalance digne de Daria...
Le vrai problème, c'est que j'aime ces petites phrases forcément malheureuses. J'aime ces petits moments d'oubli où la Phrase provoque des dégâts insensés... Ces moments où sans trop savoir comment on finit par traiter son patron d'esclavagiste aux ovaires pourrissantes, son mari de couilles vides et sa mère de salope manipulatrice... Et ça, c'est la version violente, celle où on perd ses moyens, où ne sait plus ce qu'on dit, où ne pense pas la moitié de ce qu'on dit d'ailleurs. Mais la meilleure version reste encore et je persiste et signe, la version cynique. Celle qu'on dit l'air de rien, d'une façon résolument naturelle, celle qui fait que tout le monde nous regarde avec consternation... Celle qu'on n'a pas contrôlée et qui vous fait passer pour un monstre...
Putain, qu'est-ce que je les aime ces petits moments d'égarement...
Voilà c'est un fait avéré, je ne dors plus...
Vous me direz tout le monde s'en fout. Et bien, c'est faux, moi je ne m'en fous pas! Et le pire dans cette histoire reste que je ne suis pas fatiguée. Lasse certes, mais de réelle asthénie point.
Il arrive toujours un moment dans la soirée où je me dis "allez la Marie, va dans ton dodo!". Alors la Marie met son pyjama (OK, c'est de la fiction, en vrai je mets pas de pyjama mais je veux pas que vous m'imaginiez toute nue, j'ai quand même ma pudeur...ouais non OK, je suis pas pudique mais faut déconner, on a pas casser du CRS ensemble à ce que je sache, DONC, après ce petit aparté), finalement ce soir je mets un pyjama!
Joli pyjama Marie!
Merci, c'est une grenouillère qu'on m'a offert pour mes quinze ans...
Non, vraiment, elle te va très bien!
* Blush * Merci...Je te la prêterai si tu veux...
* Blush * (son nom est Blush, George Blush) Oh bah je dis pas non...J'ai toujours rêvé que tu l'enlèves...
* Blush* Hi, hi! * se retourne et vous voit en train de mater la scène, bande de gros pervers! vous pouvez pas me laisser avec mes fantasmes???*
Ok, ok, je finis et après je vais me recoucher avec l'arracheur de grenouillère...Donc, je suis en grenouillère...dans mon grand lit où je dors TOUTE SEULE!!! (*si tu veux je viens dormir avec toi* *blush, hi, hi, hi!* tiens ce hi! hi! hi! me rappelle quelqu'un...) Je commence par prendre un bouquin en me disant que je vais m'effondrer dessus. Je lis, je lis, je lis et je m'endors pas... Forcément, vous me direz, à relire Sartre ou Shakespeare dans le texte, c'est prévisible! Alors que pas du tout! J'ai, comme livre de chevet, un livre tout ce qu'il y a de plus con et de plus féminin. Un petit chef d'oeuvre de la littérature Bridget Jonessienne, connissime au possible, blindé de clichés, bref tout ce qu'il faut pour faire un bon gros dodo. Eh ben, non, j'arrive même à me passionner pour ça!
Autrement dit, au bout d'une heure, fatalement je me relève pour boire donc une demie heure plus tard aussi pour aller aux toilettes...J'ai essayé d'éteindre la lumière mais je pense à mes lettres de motivation ou pire, je joue aux échecs.
Il faut savoir que j'ai commencé à apprendre les échecs quand j'avais 7 ou 8 ans et ça m'a tellement obsédée que j'en rêvais quand enfin j'arrivais à décrocher suffisamment pour m'endormir. On a dû arrêter les leçons très vite, j'avais des poches horribles sous les yeux qui tenaient plus du sac cent litres que des petites cernes à peine marquées et sur un enfant de huit ans, ça choque un peu...Et comme une grosse connasse, j'ai joué aux échecs hier soir, donc c'est reparti, je pense aux échecs tout le temps, ce qui ne m'aide pas à m'endormir...Je pense que j'aurais fait un stratège de merde en fait parce que pour ça faut pouvoir avoir la possibilité de se régénérer un peu et le sommeil m'étant désormais interdit...
Bref, je lis, je joue aux échecs dans ma tête et quand enfin, je m'endors, et bien en fait, je ne m'endors pas...Non, je reste là à flotter dans un demi sommeil, à me réveiller facilement. Cette nuit, c'est la pluie qui m'a réveillée...Le premier qui fait une réflexion de merde sur le temps en Bretagne, je le pancarte sur mon prochain post, ai-je été assez claire?
Et puis j'ai trop chaud, trop froid, envie de bouger, et pire, je pense. Je pense tout le temps. Je me prends la tête sur des conneries : le manque d'inspiration, mon envie de quitter mon travail, de quitter ma région, de quitter mon mec (*mais Marie, tu es célibataire...* * Aaaaaaaaaaah, d'accord...je comprends mieux pourquoi il est jamais là! Le pauvre et moi qui voulais le quitter parce que je ne le voyais jamais...*), mon incapacité à trouver un boulot dans ma branche, mon désir d'enfant, mon envie de me poser avec un bonhomme, mon besoin d'avoir besoin de quelqu'un, savoir si je fais mon épilation à la cire chaude ou à la cire orientale, si je fais une couleur, si oui laquelle, mon envie de relire Shakespeare dans le texte (t'as vu le "relire" comme ça pète!)...bref, plein de conneries typiquement féminines...En gros, je me bourre le mou toute seule comme une grande...
Et puis Chien Moche me manque...Non, il n'est pas mort, ne vous inquiétez pas...C'est juste que voilà, je l'ai confié à ma maman qui a déménagé à la campagne. Je me suis dit qu'il serait bien dans un grand jardin, mieux que dans mon petit studio. Maintenant, il passe ses journées avec sa copine Chat Con et ma mamie (qui est encore plus sa copine parce que Mamie n'a pas d'odorat aussi Chien Moche ne risque plus de se prendre une beigne en guise de réflexes à son inssuportable odeur) Enfin bref, ma petite boule puante ne vient plus me renifler la bouche au réveil au risque de m'asphyxier, elle ne me tire pas du lit pour avoir sa pâté...mais la salope est heureuse (tout le monde a bien compris que je parlais de mon chien et non de ma Mamie?). Aux dernières nouvelles, elle offrait des mulots morts à ma Mamie comme preuve de son amour pour elle...Je n'ose pas penser à quels deals mon chien a bien faire avec le chat pour les obtenir, mais bon...
Donc voilà, tout ça pour dire qu'il est minuit du soir passé, que je ne dors pas, que je n'espère pas trouver le sommeil avant quelques heures...
Voilà, sur ces entrefaits, je retourne voir l'arracheur de grenouillère...j'ai envie d'un câlin...
OooOOOOOooooOOh une cornemuse!!!! Je vous joue un petit air, ça m'aidera à m'endormir!!!!
Mais qu'est-ce qu'ils ont les hommes en ce moment?
ceux qui font des déclarations d'amour moins de vingt minutes après t'avoir rencontré
ceux qui ne font rien, mais alors rien du tout
ceux qui te menacent d'un baiser
ceux qui ne sont pas jaloux
ceux qui sont jaloux
ceux qui préfèrent ton mec
ceux qui sont romantiques
ceux qui sont infidèles
ceux qui sont trop fidèles
ceux qui font des belles phrases et ne font rien
ceux qui disent oui et font non
ceux qui disent des saloperies et t'offrent des fleurs
ceux qui disent non et font oui
ceux qui sont beaux et moches à l'intérieur
ceux qui te font vivre un orgasme intellectuel
ceux qui sont déjà pris
ceux qui ressemblent à Marc Lavoine
ceux qui ne parlent jamais
ceux qui font leurs daminous
ceux qui mélangent le blanc et les couleurs
ceux qui écrivent des lettres de motivation (seulement en noir)
ceux qui se lèvent trop tard
ceux qui ne savent pas ce qu'ils veulent
ceux qui ont "besoin d'être seuls pour réfléchir"
ceux qui ne savent pas cuisiner
ceux qui font du foot
ceux qui illustrent le proverbe "plus c'est grand, plus c'est con!"
ceux qui sont doux
ceux qui vont au courrier à 9H tous les matins, même le dimanche
ceux qui sont schizophrènes
ceux qui mentent
ceux qui devraient mentir
ceux qui divorcent
ceux qui préfèrent ta soeur
ceux qui bloggue (bien sûr)
ceux qui en ont une grosse
...ou une toute petite
ceux qui ont des cabriolets
ceux qui mangent de la viande
ceux qui font "hé, hé"
ceux qui écoutent
ceux qui dansent la carioca
et ceux qu'on ne connait pas encore...
Il était temps d'expliquer à mon chat que m'offrir une miette de thon en hommage était vraiment très sympa mais franchement dégueulasse (voir à droite du décolleté). La bête en a profité pour regarder dans le fond de ma gorge, histoire de voir si je l'avais quand même manger (la miette de thon)
Alors forcément, Chien Moche voulait venir voir ça...Qu'est-ce qu'il est curieux ce clebs!
Le championnat FSGT de volley des côtes d'armor ayant commencé récemment, je me suis dit qu'il était temps de faire une bonne action , j'ai donc apporté mon talent de volleyeuse à l'équipe de mon quartier. Forte de ma grande capacité pulmonaire et d'une grosse pé-péche additionnée à une force non négligeable, je me voyais déjà brandissant le trophée et le remettant à mes collègues! Ah ça aurait été un grand moment!!
Après plusieurs entrainements, mon coach jugea utile de me faire entrer dans la compétition. Assise sur le banc de touche (je sais, on dit pas ça au volley mais là c'est pour les incultes), je fus toute jouasse quand Lulu notre coach à nous (je t'aime Lulu) me dit "Allez Marie!!! Va leur montrer ce que tu sais faire à ces grands cons!". Seule fille de l'équipe (voire même du championnat, pourtant mixte), je rentrais sur le terrain en gigotant mes pommes d'amour histoire de leur montrer qui que c'est le chef.
Premier set : Marie au service, un service parfait. Bien appuyé, un boulet de canon, le mec à la reception a perdu une jambe. Le point est pour nous. Impeccable. Tout va bien.
Deuxième service, on perd le point. Tant pis et que ça tourne. On perd le premier set à cause du connard là qui voulait pas bouger son gros cul et qui a pas compris que le volley c'est mieux quand on saute et que sauter c'est les mains en avant pour attraper la baballe.
Deuxième set : l'autre andouille de mon équipe décide de jouer au foot en plein milieu du match et défonce la tête de notre pauvre Lulu qui geint jusqu'à la fin du match. Pendant ce temps là, mon fidèle acolyte, déclare en plein milieu du set qu'il se sent pas bien et qu'il est tout patraque (mauviette).
Troisième set : marie au service. Je crois en moi, je peux donner ce set à mon équipe vu qu'on a perdu les deux autres comme des grosses merdes. Il faut au moins qu'on gagne le set pour la gloire. Tu vois le genre si on rentre dans le quartier en pleurant : "ouiiiiiiiiiiin on a perduuuuuuuuuuuuuu". Non franchement, ça ne se fait pas. Bref, j''applique une grosse patate dans la baballe. le ballon traverse le terrain. Le point est pour nous et je vous jure queles gars de mon équipe, tout garçon qu'ils soient, commençaient sérieusement à penser à ériger un autel à ma gloire. Deuxième service : même schéma. Trois demandes en mariage et deux qui se proposent de me donner un enfant. Je me prépare à faire mon troisième servfice quand je sens comme une gêne au niveau de la main gauche et comme je tape avec, c'est moyen. Donc je baisse les yeux et là stupeur : mon pouce est rouge. Mais rouge comme dans : "oh regarde, chéri, un communiste!"Et en plus il fait le double de sa taille normale. Mais étonnament, j'ai pas mal, juste un peu génée. Je profite pour balancer un service, on rate le point. Je cours montrer mon doigt-bobo au coach qui me fait immédiatemment sortir du terrain. je vois alors le désespoir dans les yeux des garçons, le soulagement dans ceux de l'équipe adverse. Pour ma part, la rage domine, je hurle sur mes copains des trusc genre : "vas-y!!! Mimile à gauche, passe!!! Medhi, avance! t'es trop loin!!! Vas-y Damien bouffe lui les couilles!!!" Le coach a fini par me tordre le pouce, j'ai hurlé :"Vita, montre lui comment c'est un mec du Sénégal!!!" Du coup, Lulu m'a baillonée dans un coin de la salle.
On a perdu (normal, j'étais plus dfans l'équipe...) Les gars ont pleuré pendant les quarante kilomètres qui séparaient le stade de la maison. Je suis rentrée directement me coucher. j'ai dormi comme une merde.
Et maintenant, mon doigt est noir, j'ai très très mal et puis en fait, c'est une deuxième entorse (pour les retardataires ou les rares qui ne sont pas fans de moi, j'avais eu une entorse du petit doigt gauche il y a trois semaines) de la main gauche pour la Marie. Bon je vous laisse, j'ai trop mal...
Comme j'avais rien à dire, je me suis dit que j'allais vous raconter ma dernière anesthésie générale. Ce fut un grand moment. Même si ça commence à dater...
Déjà ça commence bien, pas le choix, je dois me faire opérer le 22 décembre...génial, trois jours avant Noël...
6H30 : je pars pour l'hôpital, j'ai pas mangé ni bu, ni fumé depuis la veille, je suis dans un état de nerfs épouvantable parce que j'ai pas voulu prendre les petites pilules roses pour être toute calme et toute défoncée genre "maman, je t'aiiiiiiiiiiiime et toi aussi le chirurgien je t'aiiiiiiiiiiiiiime, oh, une fougère, j'aiiiiiiiiiiiiime les fougères..." parce que bon, les trips love love la terre entière, c'est pas mon truc comme on l'aura compris.
Donc j'arrive à l'hôpital et comme chaque fois qu'on va me forcer à faire dodo, j'ai la trouille. Pour être vulgaire, j'ai les patates au fond du sac. Bref, je suis terrifiée, je suissûre que je ne vais pas me réveiller, que je vais y rester sur la table, que je vais passer l'arme à gauche. bref, je flippe. J'ai refait mon testament trois fois dans la nuit, appelé Amélie Le Guerrec deux fois pour m'excuser de lui avoir balancer mon pied dans la gueule par mégarde en plein milieu du spectacle de fin d'année en primaire. J'ai mis mes affaires en ordre, donné presque toutes mes fringues, vendu mes livres, fait don de mes écrits à l'académie franaçise, brûlé mon journal intime. Je suis au désespoir, j'avance vers la mort.
On me fout à poil et vlan dans un plumard et on me dit tiens bois ça, ça va te détendre. Je cache le petit cacheton sous ma langue, persuadée que je vais faire une réaction allergique ou que les toubibs n'ont pas vérifié les interactions médicamenteuses avec le traitement que je suis en parallèle.
Finalement, après deux heures d'une inssuportable attente, les infirmières viennent me chercher. Je crie à mon frère qui m'accompagne que je l'aiiiiiiiiiiiiiime pendant qu'ils m'emmènent au bloc. Ensuite on me carre dans un coin de couloir et j'en viens à espérer qu'on m'ait oublié. Mais la perf me fait mal dans mon bras à moi. ça tire et ça brûle. Je verse une larme, je dis au revoir à la vie quand je vois arriver l'équipe chirurgicale au complet. J'ai l'impression d'être dans un épisode de Walker Texas Rangers.
Une fois dans la salle d'opération, je me dis quite à mourir, autant mourir dignement. Je ferme donc les yeux un court instant et ravale les larmes de terreur qui coulent sur mes joues. Je pointe mon regard dur et froid de bretonne qui n'attend plus son matri depuis trop longtemps disparu en mer. Je suis forte, je resterai de marbre face à la mort. Deux secondes plus tard, on m'injecte un produit. Je me demande fugacement ce que j'ai bien pu faire pour avoir droit à une injectino létale et dans la seconde qui suit je trouve une bonne douzaine de raisons fort valables. Je sens le produit qui grimpe dans mes veins. ça brûle alors je me mets à dire des trucs genre "aie euh ça brule, ça monte dans mon coeur, mon coeur, ça bru..." Ils me croient endormie en train de planer à des miles. Mais Tu parles contre toute attente, je me redresse, je gueule "je vais mourir, je vais mourir" Le chirurgien m'engueule : " tu vas repartir avec trois pieds en moins si tu continues à me faire chier" (c'est pas du mot à mot mais en substance, c'est ça). Là une gentille infirmière me prend la main et tente de me rassurer. J'entends le chirurgien qui braie : "mais pourquoi elle dort pas elle!! c'est halllucinant t'as vu la dose!!!"L'infimière est toujours aussi gentille, je commence à délirer grave. Je me redresse à nouveau, bien décidée à faire un bisou à l'infimière qui est si gentille avec moi quelques secondes avant ma mort. Je bagarre à moitié avec elle parce qu'elle croit que je veux la frapper ou me barrer en courant. Je lutte et contre toute attente, c'est moi qui gagne. Je lui fais un bisou sur la joue e- pouf y a plus personne... je dors, je plane je fais "ah gaaaaaaaaaah".
Je me réveille deux minutes plus tard (en tout cas c'est l'impression que j'ai). Je suis dans une salle pleine de lits. Ah ouaaaaaaaaaaaaaaaaais la réa!! J'ouvre la bouche et jaillit alors un flot de sang. Je beugle
"eo sang en ur gwele!!!"
"quoi????"
"eo sang en ur gwele!!"
"mais qu'est-ce qu'elle raconte..."
"il y a du sang plein mon lit donnez moi un mouchoir " (je vous fais la trad parce que sinon bnojour!)
"mais elle parle quelle langue là?"
"mais bon dieu, je parle français" (car oui j'étais convaincue de parler français)
" va falloir appeller sa mère parce que là moi je comprends rien"
et le monsieur à côté dit aux infimières "elle parle breton la petite"
là je capte et je gueule : "ma mère est gallaise, elle parle pas le breton!!!!"
finalement le monsieur fait la traduction....
Sur le retour, toujours dans les vapes, on s'arrête devant un éléctricien, je tombe amoureuse de lui_ alors que franchement il est pas beau. Je me mets à lui débiter des salades en angalsi cette fois-ci...et comble du comble, il me répond!!Je discute un peu avec lui, e lui fais une cour bien lourdingue à laquelle il tente déchapper. Au retour dans la chambre je baragouine en anglais avec mon frangin tandis que ma pauvre maman pas bilingue pour deux sous n'essaye même pas de comprendre.
- don't worry Marie, you'll be ok!
- mais qu'est-ce que tu me parles en anglais toi gros boulet!!!
Et voilà la bonne vieille marie des bons jours est de retour...mais mon dieu, quelle opération!!!
Genial, aujourd'hui je ne travaillais que du matin. La fête, une pauvre petite demie journée de travail, ça valait presque le coup de se lever pour voir ça.
Arriver au travail, je commence à envoyer des textos à mes copains, essayant de réveiller Estebadia à coups de SMS d'un côté et soliloquant sur le taux de criminalité au bureau durant les dernières heures précédant le week-end. Tout se passait plutôt bien, ma collègue ne m'avait toujours pas proposé de café alors que ça fait trois semaines ou pas loin que je bosse dans le même bureau qu'elle et ses petites copines et jamais, je dis bien JAMAIS elles ne m'ont proposés le moindre café, pas même une cuillière!!
En même temps ce sont quatre grosses pétasses qui ne font que parler de mecs et de voitures, de leur progéniture et de voyages hyper exotique genre "On a fait un voyage organisé en Italie avec mon mari l'année dernière, on est resté trois jours, c'était HY-PER sauvage je veux dire, à l'arrache comme ça, on avait reservé seulement deux mois auparavant, dès qu'on était pas avec le guide, on devait rentrer seuls à l'hôtel!!!" et la copine de hocher du chef : "han waouh t'es une vraie warrior toi!!" Et forcément, elles ne m'aiment pas parce que je range les saloperies qu'elles ont pu faire dans les archives genre
"je fais tomber un dossier mais arrête t'es fou, je vais pas le ramasser!!! et ma french manucure meeeeeeeeerde!"
bref, c'est de la pétasse de compèt'! Je pense organiser un dîner très prochainement.
Donc voilà, ce matin j'étais assise à terre avec une pile de dossier sur les genoux et voilà t'y pas que je me dis "mais, fichtre, il me manque le dossier Kerfustec enfin!" Et de me pencher plus avant, toujours la pile de dossiers sur les genoux, pour trouver le fameux fichier Kerfustec. Je le trouve, décroche le suspens et là, horreur des horreurs! Une araignée vraiment dégueulasse se balade entre déscritif de bateau de pêche et garanties. Evidemment, étant une femme je me mets à hurler tout ce que je peux. Et je me barre le plus vite possible et le plus loin possible de l'araignée. Sauf que, eh, et bien quand je me suis retrouvée dans le bureau de mon collègue pour lui dire "Y'a un truc hyper gore dans les archives, tu veux bien me la trucider cette espèce de saloperie ou sinon je dis au chef que tu planques une bouteille de whisky dans ton tiroir" et bien je me suis rendue compte que j'avais vachement mal à la main. Et que en fait, comme une conne, je me suis ni plus ni moins fait une entorse au petit doigt en me relevant précipitamment.Strappée du petit doigt de la main gauche, je suis donc handicapée, je ressemble désormais à une Tortue Ninja.
Vous pouvez envoyer vos dons à l'adresse suivante :
Marie Kamalodoi
rue de l'hermine sans pitié
Bretagne
les fonds récoltés serviront à m'acheter du sparadrap et à m'acheter ce super petit pull que j'ai vu en promo chez Camaïeu Femme pour me consoler de mon bobo.
d'avance merci...